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D’ici septembre 2006, près de 2200 nouveaux enseignants devront être engagés à travers la province, mais le nombre de finissants pouvant remplir cette fonction ne sera pas suffisant. N’aidant en rien, plusieurs enseignants débutants délaissent leur emploi avant d’avoir travaillé cinq ans. Lorsqu’on les questionne, ils n’hésitent pas à parler des nombreuses difficultés rencontrées en début de carrière :
1. Le manque de temps pour préparer la rentrée scolaire et pour planifier l’année
2. Le stress de l’attente d’une offre d’emploi et le sentiment d’être obligé d’accepter un contrat sous peine de ne pas être rappelé
3. Les difficultés de la suppléance
4. L’enseignement en attendant...la permanence
5. Le manque de soutien aux enseignants qui doivent travailler dans un environnement difficile
Voici le cinquième reportage d’une série de cinq présentant la difficile insertion professionnelle des enseignants d’écoles primaires et secondaires. La problématique ici abordée est le manque de soutien aux enseignants qui travaillent dans un milieu particulièrement difficile.
Manque de soutien
Se faire envoyer promener par les élèves et même par les parents, se faire voler du matériel, ne pas être respecté. Le milieu de l’enseignement n’est pas aussi rose que prévu pour plusieurs nouveaux arrivants. « En plus, l’opinion publique envers notre profession est mauvaise. Avant, l’enseignant était aussi bien considéré que le médecin ou l’avocat. Plus maintenant », estime une enseignante du secondaire.
Alors qu’elle complétait ses stages, Mélanie se doutait déjà que le métier d’enseignante ne lui conviendrait pas. « Je n’avais pas toujours le goût de me lever le matin pour aller travailler », se souvient-elle. Après avoir complété son baccalauréat et aussi tous les stages, Mélanie a remplacé une dizaine de journées avant d’abandonner sa carrière. « Je travaillais dans des écoles défavorisées à clientèle difficile. J’ai vite réalisé que je n’enseignais pas. Je passais mon temps à faire de la discipline », déplore-t-elle.
Mélanie a rapidement réalisé que le milieu de l’enseignement est bien moins facile qu’il ne paraît. « Tu te bats tous les jours : contre les élèves, contre les patrons et même contre les parents », dit-elle. Elle ne regrette pas d’avoir abandonné la pédagogie. Elle a complété un deuxième baccalauréat en journalisme et travaille aujourd’hui comme recherchiste. Selon elle, la solution à la pénurie d’enseignants serait de répondre aux demandes syndicales afin d’offrir un milieu de travail plus clément aux employés. « Avoir moins d’élèves dans une classe et de meilleures ressources extérieures comme des psychologues et des intervenants spécialisés serait un bon début. Les enseignants auraient au moins l’impression d’avoir un peu de soutien et de considération. Pour l’instant, être enseignant, c’est l’enfer ! » conclut-elle. L’accompagnement aurait peut-être pu faire la différence. Quand on est nouveau, on ne veut pas déranger et encore moins se faire juger comme incapable alors on s’isole. On se juge vite et négativement. Soit qu’on abandonne ou soit que l’on fait semblant que tout va bien.
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Messages de forum
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4 octobre 2006 17:39, par S.C.
Nouvelle année : septembre 2007. Voilà déjà quatre ans que je suis sur le marché du travail en enseignement au primaire, mais c’est la première année que j’ai mon propre groupe. Ouf, quelle charge de travail ! En effet, mes collègues sont compréhensives et ouvertes, elles me fournissent du matériel au besoin, me disent de ne pas me gêner pour quoique ce soit. Les premières semaines, je n’hésitais pas à solliciter leur aide, mais octobre approche et je veux bien pouvoir faire mes preuves et faire sentir que j’ai aussi des choses à leur apporter. Toutefois, l’adaptation ne se fait pas aussi rapidement que je l’aurais souhaité. Tandis qu’elles ont une image claire des notions à enseigner pour le mois, elles savent où elles s’en vont, moi je cherche encore à déméler le tout, à établir une gestion satisfaisante dans ma classe, à bâtir mon matériel, à trouver des outils, à m’adapter à la routine de l’école...
De plus, des problèmes de discipline dans ma classe commencent à se pointer et parler de ses problèmes n’est pas toujours une solution efficace car de retour dans ma classe je ne me sens pas plus outillée. Dans ce cas, il est facile de se sentir incompétente et d’avoir l’impression de ne pas être à la hauteur de la tâche.
Jour après jour, les choses s’accumulement et on se sent vite submergé, ne sachant où donner de la tête. Nous ne sommes qu’au début d’année et je veux bien croire que la situation se rétablira.
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Comme je vous comprends ! Moi aussi c’est la première année que j’ai enfin mes groupes en secondaire 2 et 3....Je cours après le temps, et je me sens très peu efficace, il me semble que malgré que je n’arrête pas de préparer des cours,je ne suis jamais bien à l’avance...En tous les cas, je dépasse largemnent le 32 h par semaine !
Pour ce qui est de la discipline, les adolescents ne sont pas tendres envers moi, mais je commence à y arriver. Le plus difficile est la gestion de tout ce qui entoure la classe : les élèves intégrés, les communications aux parents, les formations pendant les pédagogiques ou finalement on n’a jamais le temps de parler pédagogie !!!MALGRÉ tout ça, je ne regrette pas mon choix d’aller en enseignement...Mais ce n’est pas facile.
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Mon truc à moi : prendre et me souvenir de tout ce qui est positif dans ma journée. Essayer de me détendre au maximum lorsque j’arrive chez moi.
Je travaille dans cinq écoles différentes, avec des conditions de travail différentes, plusieurs groupes différents et des façons de travailler différentes. Lorsque je demande des conseils à certaines personnes, certaines m’aident et d’autres s’en moquent totalement.
Ce n’est pas toujours facile, mais je me dis qu’un jour je vais bien finir par avoir ma classe juste à moi :o)
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J’ai vécu la même situation que vous A présent, j’ai mes propres classes et c’est vrai que c’est tout différent !
Cela vaut vraiement la peine d’attendre et de passer par des moments difficiles, d’autant plus que jamais rien n’est perdu, et cette expérience sera utile même dansun autre contexte..plus facile.
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29 décembre 2006 10:03, par Christelle (Belgique)
Bonjour à tous,
Je commence un travail de recherche en Belgique sur les débuts dans l’enseignement.
Ce blog et le site sont donc super intéressants pour moi car ils me permettent de mieux cerner les difficultés rencontrées !
Est-ce que vous pourriez me dire, selon vous, quels sont les facteurs qui facilitent le plus (vs. rendent difficile) les débuts dans l’enseignement ? Par exemple des choses liées à des comportements, des traits de personnalité, des cours de la formation initiale, des choses relatives au lieu de travail, etc.
En Belgique aussi on commence à être de plus en plus conscient de ces difficultés et à faire bouger les choses...
Courage à tous, il y a plein de gens avec vous !!
Christelle
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